Au 1er trimestre, le bénéfice par action a augmenté de 5 %, jusqu'à
1,08 EUR. Malgré la baisse du chiffre d'affaires due à la force de l'euro
face au dollar, le résultat
opérationnel+ s'est apprécié de 7 %, grâce à la division plastiques
(bénéfice en hausse de 40 %), et notamment aux produits fluorés. Une
jolie prestation si on considère que ces activités sont très sensibles au prix
du pétrole (matière première). Dans la pharmacie et en chimie, le
bénéfice est resté à niveau, malgré l'influence négative du dollar faible sur le
chiffre d'affaires. La division transformation est la seule qui a chuté
(demande faible et dollar bas). Entre-temps, les autorités américaines ont
entamé une étude sur l'efficacité de la thérapie hormonale féminine.
L'Estratest, produit par Solvay (moins de 3 % du chiffre d'affaires), est
concerné mais nous ne pensons pas que sa commercialisation, assurée depuis plus
de 40 ans déjà, puisse être remise en cause, même si des données cliniques
supplémentaires sont exigées. Par ailleurs, Solvay est soupçonné d'entente sur
les prix du peroxyde d'hydrogène (eau oxygénée), mais il est trop tôt pour
savoir si les autorités européennes lui infligeront une amende. Pour 2003,
Solvay se refuse toujours à toute prévision. Par prudence, nous réduisons nos
estimations de bénéfice
courant+ par action à 6,00 EUR en 2003 (contre 6,10 auparavant) et à
6,70 EUR en 2004 (contre 7,00). Action correctement évaluée.
Achetez.
SOLVAY (en EUR)
La visibilité du secteur chimique est faible mais Solvay dispose d'atouts
pour poursuivre sa relance. Achetez.
Après une offre de reprise, il n'est pas rare que des
sociétés détiennent plus de 95 % des actions d'une autre société et décident
de lancer une offre publique de retrait (OPR) pour acquérir les actions
restantes de la société. Une telle opération est également désignée par le
terme anglais "squeeze out".
Indice return On appelle indicereturn un indice boursier qui prend en compte à la fois l'évolution des
cours et les dividendes. Ce type d’indice informe donc de ce que l'investisseur
a en moyenne gagné en misant sur la Bourse considérée. Il s'oppose a
l’indice de cours qui ne tient compte que des cours et
pas des dividendes.