Grâce au prix élevé de l'acier plat au carbone et aux synergies
résultant de la fusion (Usinor + Arbed + Aceralia), le bénéfice d'Arcelor s'est
apprécié au 1er trimestre, jusqu'à 0,40 EUR par action, contre
0,01 EUR un an plus tôt. Après un début d'année marqué par les inquiétudes
sur la dette et les tensions sociales, un accord a été trouvé concernant la
fermeture des hauts fourneaux de Liège, permettant de progresser dans
l'indispensable rationalisation de l'outil. Par ailleurs, la situation d'alerte
a été levée en ce qui concerne la situation financière. En 2003 et 2004, le
groupe entend poursuivre la réalisation des synergies de la fusion ainsi que la
réduction de la dette. Les économies et les baisses de la charge financière qui
en résulteront seront d'une importance vitale. Les prévisions pour le secteur de
l'acier sont en effet peu réconfortantes : vu la hausse de l'euro face au
dollar, l'acier vendu en dollar a les faveurs des acheteurs, de sorte que les
prix de l'acier vendu en euro risquent de devoir s'aligner à la baisse au second
semestre. Les bons résultats du 1er
trimestre nous incitent à rehausser nos prévisions de bénéfice par action en
2003 à 1,2 EUR (contre 0,8 auparavant). Mais vu les craintes quant au prix
de l'acier, nous ne pensons pas que la croissance se poursuivra au même rythme
et prévoyons 1,25 EUR pour 2004. L'action est bon marché. Si vous ne
craignez pas les fluctuations de cours, achetez.