Le fabricant de métiers à tisser Picanol (385 EUR; 15 531 BEF) a subi en 99 une perte de 116,47 EUR par action. Malgré une amélioration au 2e semestre, le résultat hors provisions exceptionnelles (pour restructuration et pour remboursement des aides Maribel) est également en perte : - 46,55 EUR par action, soit près du double de ce que nous avions prévu. En cause, la crise profonde du secteur des machines textiles depuis fin 97. On estime que les livraisons dans le monde ont atteint leur plus bas niveau depuis 20 ans, ce qui a mené à une surcapacité et à une forte pression sur les prix. Picanol a néanmoins réussi à conserver ses parts de marché. Au 1er semestre 2000, un redressement est déjà nettement perceptible (en Extrême-Orient). Même si les marges bénéficiaires restent sous pression, le groupe prévoit un retour aux bénéfices, grâce notamment à une stratégie plus axée sur les services, mise en place l'année dernière. Pour l'instant, nous maintenons notre prévision de bénéfice pour 2000 inchangée à 5 EUR par action. Pour 2001, nous misons sur 10 EUR. Tout comme ses principaux concurrents étrangers, Picanol a connu une année 99 particulièrement difficile. Le plus dur est toutefois passé selon nous et la restructuration devrait remettre Picanol sur les rails. Le groupe pourrait en outre profiter de la faiblesse de l'euro, qui le favorise particulièrement par rapport à ses concurrents japonais. L'action est correctement évaluée. Conserver.