Le site de Budget Hebdo, le conseil financier indpendant de Test-Achats
Recherche :  

Fiches détaillées
Nos favorites à l'achat
Comparatifs sectoriels
Portefeuille Budget Hebdo
Fiches détaillées
Les sicav à l'achat
Tableaux comparatifs




Delhaize
Sous l'emprise de l'euro (02 juin 2003)

SOUS L'EMPRISE DE L'EURO

Au mois de mai, les marchés ont été marqués par le règne de l'euro sur les autres devises. Un mois marqué aussi par l'espoir d'une baisse des taux en Europe, censée remettre l'économie sur les rails. Pour les entreprises, et malgré des résultats encourageants, l'incertitude reste en effet le maître mot.

Baisse des taux inévitable en Europe

Sur les marchés des changes, l'attention s'est focalisée sur l'euro et son irrésistible ascension face aux principales devises du globe. L'appréciation de la devise européenne a même atteint des sommets historiques face au dollar. Et comme les autorités monétaires américaines et européennes semblent s'accommoder toutes deux du niveau de change de leur monnaie respective, la tendance pourrait encore se poursuivre. En fait, la Réserve fédérale voit dans la faiblesse du dollar une opportunité de réduire le déficit de la balance commerciale et de relancer l'économie américaine, tandis que la Banque centrale européenne (BCE) trouve dans la force de l'euro un puissant allié pour contenir les pressions inflationnistes. Pourtant, il n'est pas interdit de penser que toutes deux font un mauvais calcul. Loin d'être la conséquence d'une surchauffe économique, les tensions inflationnistes dans la zone euro ces douze derniers mois sont le fruit de chocs ponctuels tels que l'augmentation de taxes dans certains pays ou la flambée des prix pétroliers. D'ailleurs, depuis le dénouement de la crise irakienne et le reflux du cours du pétrole, l'inflation européenne est orientée à la baisse et ne constitue fondamentalement plus une menace. A l'opposé, l'affaiblissement du billet vert risque d'être insuffisant pour équilibrer le commerce extérieur américain. L'essentiel du déficit commercial américain provient en effet des échanges avec les pays asiatiques qui, soit ont un système de change fixe avec le dollar – c'est le cas de la Chine –, soit interviennent pour empêcher une trop forte appréciation de leur devise – c'est le cas du Japon. En conséquence, la dévaluation compétitive du dollar n'affecte qu'une partie des partenaires commerciaux des Etats-Unis, à savoir essentiellement les pays européens. Et si la chute du dollar favorise l'économie américaine dans un premier temps, cela se fait au détriment de la zone euro. A terme, cela peut être préjudiciable aux Etats-Unis. En effet, vu l'intensité des liens commerciaux entre les deux rives de l'Atlantique, toute récession européenne pénaliserait fortement les exportateurs américains.

Sur les marchés obligataires, les craintes déflationnistes et l'anticipation d'une baisse de son taux directeur par la BCE ont poussé encore un peu plus bas les taux d'intérêt. La chute des cours pétroliers, l'appréciation de la monnaie unique et surtout l'apathie de la consommation des ménages provoquent un net repli des pressions inflationnistes dans l'ensemble de la zone euro. Phénomène par nature difficile à anticiper, la déflation pourrait même frapper l'Allemagne. S'ils ne constituent pas, à proprement parler, un obstacle à la consommation des ménages ou à l'investissement des entreprises, les taux directeurs devraient néanmoins être bientôt diminués par la BCE. Rien ne justifie en effet aujourd'hui des taux directeurs européens deux fois supérieurs à ceux en vigueur outre-Atlantique.

Montagnes russes en Bourse

Marqué par de fortes fluctuations, mai se clôture finalement dans le vert. Les marchés anglo-saxons ont, eux, sensiblement progressé, mais après conversion en euro, le gain de l'investisseur belge se limite à 1,6 % sur ses placements en Bourse de Londres et 0,3 % sur ceux à New York. Dans le sillage d'un mois d'avril particulièrement positif et de résultats trimestriels globalement satisfaisants, le mois avait bien débuté. Delhaize a, en dépit d'un chiffre d'affaires en recul sensible, pu enregistrer une croissance bénéficiaire grâce notamment à la réduction des coûts. Brantano a pu de son côté réduire sa perte trimestrielle, les marchés belges et britanniques s'étant avérés bien orientés. Quant à KBC, elle a fait preuve d'une bonne résistance par rapport à la concurrence, même si le nettoyage du portefeuille crédit est loin d'être achevé en Europe de l'Est. Deutsche Telekom, pour sa part, signe un retour aux bénéfices grâce à la hausse de la rentabilité en téléphonie fixe et l'évolution positive de la filiale américaine UST-Mobile. Le géant pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline a également fait montre de résultats un peu meilleurs qu'attendu mais uniquement grâce aux économies de coûts résultant de la fusion.

Les prévisions prudentes (ou l'absence de prévisions) pour le trimestre en cours et le second semestre, la hausse de l'euro qui pèse sur la compétitivité des entreprises européennes et l'absence d'intervention monétaire de la BCE ont ensuite fait courber l'échine aux marchés boursiers, avant que la publication de chiffres économiques plus encourageants aux Etats-Unis ne viennent leur redonner du tonus.

Au niveau sectoriel, le secteur automobile est particulièrement touché par la hausse de l'euro. C'est le cas pour DaimlerChrysler, bien sûr, mais aussi pour Volkswagen. Les assureurs sont à la traîne sous l'impact de l'analyse d'un grand broker selon laquelle la baisse du dollar pourrait avoir des conséquences négatives importantes pour des assureurs européens tels que Aegon. Les valeurs pharmaceutiques fortement implantées aux Etats-Unis ont souffert du risque d'une réglementation des prix des médicaments plus stricte outre-Atlantique. Jusqu'à présent, le marché américain jouit d'une liberté beaucoup plus grande en la matière qu'en Europe où les prix sont réglementés, mais la marge de manoeuvre des producteurs tend progressivement à se réduire. Le secteur pétrolier a par contre profité d'un certain redressement des prix pétroliers, le baril se situant à nouveau aux alentours de 26 dollars le baril, contre moins de 24 dollars fin avril.

Les valeurs technologiques ont quant à elles bénéficié en fin de mois de la hausse de l'indice de confiance des consommateurs américains et de la révision à la hausse de la croissance outre-Atlantique au premier trimestre (voir p. 2 et 3).



Notre portefeuille actions (09 juin 2008)
Delhaize (08 mai 2008)
Delhaize (07 mars 2008)
Nouvelles en bref (21 janv 2008)
Notre portefeuille actions (07 janv 2008)
Delhaize (09 nov 2007)
Notre portefeuille d'actions (08 oct 2007)
Les secteurs défensifs (20 sept 2007)
Delhaize (20 août 2007)
Nouvelles en bref (13 août 2007)
Nouvelles en bref (11 juin 2007)
Delhaize (10 mai 2007)
Notre portefeuille actions (06 avr 2007)
Nouvelles en bref (05 avr 2007)
Delhaize (30 mars 2007)
Nouvelles en bref (18 mars 2007)
Nouvelles en bref (21 janv 2007)
Delhaize (08 janv 2007)
Notre portefeuille actions (08 janv 2007)
Conseils en bref (12 nov 2006)
Notre portefeuille actions (09 oct 2006)
Delhaize (25 sept 2006)
Delhaize (11 août 2006)
Notre portefeuille actions (10 juil 2006)
Delhaize (12 mai 2006)
Notre portefeuille actions (18 avr 2006)
Delhaize (16 mars 2006)
Delhaize (20 janv 2006)
Notre portefeuille actions (09 janv 2006)
Delhaize (10 nov 2005)
Notre portefeuille actions (03 oct 2005)
Delhaize (12 août 2005)
Notre portefeuille actions (04 juil 2005)
Delhaize (17 mai 2005)
Delhaize (11 mars 2005)
Delhaize (13 janv 2005)
Les bourses en 2004 (03 janv 2005)
Delhaize (15 nov 2004)
Delhaize (11 oct 2004)
Nouvelles en bref (26 sept 2004)
Delhaize (09 août 2004)
Delhaize (10 mai 2004)
Delhaize (15 mars 2004)
Delhaize (19 janv 2004)
Delhaize (29 déc 2003)
Nouvelles en bref (17 nov 2003)
Delhaize (07 nov 2003)
Nouvelles en bref (08 sept 2003)
Delhaize (01 août 2003)
Delhaize (12 mai 2003)
Delhaize (17 mars 2003)
Delhaize (13 janv 2003)
Delhaize (30 déc 2002)
Nouvelles en bref (16 déc 2002)
Nouvelles en bref (18 nov 2002)
Delhaize (12 nov 2002)
Delhaize (30 sept 2002)
Delhaize (05 août 2002)
En Bourse cette semaine (17 juin 2002)
Delhaize (13 mai 2002)
Delhaize (25 févr 2002)
Delhaize (14 janv 2002)
Delhaize (28 déc 2001)
Intro (17 déc 2001)
Delhaize (29 oct 2001)
Distribution (17 sept 2001)
Delhaize (10 sept 2001)
Introduction (30 avr 2001)
Echange Delhaize America : précisez que vous voulez des actions belges (17 avr 2001)
DELHAIZE (19 mars 2001)
Delhaize (19 févr 2001)
Delhaize (08 janv 2001)
Delhaize (26 déc 2000)
Introduction (20 nov 2000)
Introduction (30 oct 2000)
Introduction (23 oct 2000)
Delhaize (02 oct 2000)
Delhaize (11 sept 2000)
Delhaize (10 juil 2000)
Introduction (03 juil 2000)
KBC Value Stocks Invest 2: un beau rendement en perspective (13 juin 2000)
Introduction (02 mai 2000)
Delhaize (10 avr 2000)
Delhaize (20 mars 2000)
Delhaize (14 févr 2000)
Delhaize (10 janv 2000)
Delhaize (27 déc 1999)
Delhaize (06 sept 1999)
Delhaize (23 août 1999)
Delhaize (12 juil 1999)
Introduction (05 juil 1999)
Introduction (29 mars 1999)
Introduction (15 févr 1999)
Delhaize (11 janv 1999)
Delhaize (19 oct 1998)
Introduction (19 oct 1998)
Delhaize (07 sept 1998)
Delhaize (06 juil 1998)
Delhaize (14 avr 1998)
Delhaize (30 mars 1998)
Delhaize (16 févr 1998)
Introduction (12 janv 1998)
 


Cours
40.73 EUR

Conseil


Evaluation


Indicateur de risque


Portefeuille
Budget Hebdo ?


 
Whispers

Les "whispers" (murmures) sont les prévisions non-officielles de résultats de sociétés. Ils divergent souvent du consensus des analystes. Une fois que les résultats effectifs sont connus, le cours de l'action réagit si la réalité s'éloigne des prévisions.



 
Ecart-type

L’écart-type est un facteur d'évaluation. Sur une période donnée, les marchés connaîtront des hausses et des baisses. La moyenne prévue des deux mouvements permet d'établir une fourchette : l'écart type. Plus il est important, plus le marché est volatile. Les marchés qui offrent les meilleurs rendements attendus pour la volatilité la plus limitée sortent vainqueurs des évaluations.


retour home haut de page imprimer la page