Le holding
Ackermans & van Haaren (AvH) acte pour 2003 un bénéfice de 1,65 EUR
l’action (contre 0,44 EUR en 2002) et distribue un dividende en hausse de
5,9 %, à 0,405 EUR net. La branche private equity (participations dans
des sociétés non cotées) a procédé à la reprise
de quelques lourdes réductions de
valeur et réalisé quelques belles plus-values (0,46 EUR l’action). Dans les
services financiers, le bénéfice de Finaxis (Banque Delen et Banque J.
van Breda) a crû de 14 %. Enfin, GIB (repris en 2002) a
particulièrement contribué au résultat (reprise de provisions et plus-value).
Les autres activités se sont un peu moins bien tenues. Solvus a plongé
dans le rouge plus que prévu, suite à des charges de restructuration et aux
déboires de Bureau Van Dijk-CS. Le groupe Van Laere (construction) a été
affecté par le coût de sa restructuration et de son expansion aux Pays-Bas.
Quant au dragueur DEME, son bénéfice a reculé de 16 %. Pour 2004,
l’incertitude persiste chez DEME : l’arrêt du chantier de Singapour
(conflit entre Malaisie, Indonésie et Singapour) pourrait provoquer des baisses
de prix pour l’ensemble du secteur. Mais malgré cela, AvH semble capable de
dégager un bénéfice de 1,82 EUR l’action, grâce au retour aux bénéfices de
Solvus (par réductions de coûts), aux prestations toujours bonnes de Finaxis
(dont AvH possède maintenant 75 % contre 60 % auparavant) et à de
nouvelles plus-values en private equity et sur son portefeuille de placements.
Le 1er semestre est incontestablement meilleur en 2004 qu’en 2003,
mais l’incertitude relative à DEME pour le 2nd semestre pourrait freiner la
reprise du cours. La décote
a fortement décrû ces
dernières années et ne se chiffre actuellement plus qu’à
±20 %. Titre correctement évalué.
Conservez.
ACKERMANS van HAAREN (EUR)
Malgré un bénéfice prévu en hausse, la
reprise du cours pourrait être enrayée par les problèmes de DEME.
Bonus C'est le droit octroyé aux
actionnaires de bénéficier d'actions gratuites en proportion des titres déjà
détenus.
Action privilégiée
Les actions privilégiées ou préférentielles se
distinguent des actions ordinaires par des caractéristiques qui ne sont pas
nécessairement un privilège : il peut s'agir d'un dividende plus élevé ou d'un
dividende qui leur est réservé exclusivement etc. mais aussi, par exemple, de
l'absence de droit de vote.