Avec un bénéfice courant par
action de 0,2 EUR, Arcelor affiche un 3ème trimestre
satisfaisant. Toutefois, même si les coûts ont encore diminué (de
320 millions d’euros sur les 9 premiers mois de 2003, soit en avance sur
les objectifs), la marge
opérationnelle a souffert de la hausse des prix des matières
premières et de la baisse de production. Grâce à une meilleure gestion et un
contrôle plus strict des investissements, une partie des dettes a de nouveau pu
être épongée, permettant ainsi au groupe de financer une expansion malgré tout
prudente. Il fondera ainsi prochainement avec le japonais Nippon Steel et un
sidérurgiste local une usine en Chine où la consommation d’acier augmente
rapidement mais où les soubresauts économiques peuvent aussi faire des dégâts.
Pour limiter les risques, Arcelor ne participera qu’à hauteur de 12 % dans
la nouvelle usine. Nous ne pensons pas que cet investissement contribuera
rapidement aux bénéfices. En attendant, la direction se veut un peu plus
optimiste. La reprise économique stimulera la demande d’acier et un meilleur
contrôle de l’offre devrait contribuer à une hausse des prix de l’acier dès
2004. Nous maintenons notre estimation de bénéfice courant par
action pour cette année à 1 EUR mais la relevons pour 2004 à 1,25 EUR
(contre 1,05 auparavant). L’action est correctement évaluée mais le cours
possède encore selon nous un certain potentiel de hausse.
Achetez.
ARCELOR (en EUR)
Le cours n’anticipe que partiellement l’impact de la
reprise économique sur la rentabilité. Achetez.
Le coefficient betaest un indicateur de la volatilité d'une action. Les grandes actions ont
généralement un betaproche de 1. Plus le coefficient s'éloigne de 1,
plus l'action réagit de manière volatile par rapport à la moyenne. Un betade 1,16, par exemple, signifie que la volatilité de l'action est de
16 % supérieure à la moyenne de référence.
IDR
Pour certaines actions étrangères, des titres matériels,
spécialement prévus pour être négociés sur une autre Bourse que celle du pays
d'origine, sont disponibles : ce sont les IDR (International Depository
Receipt) ou certificats au porteur. Ils permettent d'investir en actions
étrangères tout en bénéficiant de l'anonymat.