Soleil généreux sur notre portefeuille depuis les changements
opérés fin avril : il gagne quelque 20 % en moyenne (+11 %
liquidités comprises), contre 8,2 % pour l'indice FTSEE Eurotop 300 (300
grandes valeurs européennes). L'horizon se dégageant, nous réduisons les
liquidités et achetons ING et Natuzzi. Dans les pharmaceutiques, nous délaissons
UCB au profit d'Eli Lilly.
Risque à nouveau rémunéré
Les valeurs les plus risquées ont bien profité du regain
d'intérêt.
- En tête, le néerlandais ASML (machines lithographiques)
a gagné 57 % dans le sillage des actions du secteur des semi-conducteurs.
Nous conservons.
- La biotechnologique Qiagen enregistre également une
hausse de quelque 57 %, malgré des prises de bénéfices. Notre objectif
avoisine les 13 EUR. Nous conservons également.
- Le britannique Autonomy (logiciels de gestion
des connaissances) acte une hausse de 43 %, qui reflète la qualité des
résultats trimestriels et du carnet de commandes. D'autres bonnes surprises sont
à espérer d'ici fin 2003. Nous conservons.
- Chez l'autrichien Topcall (messagerie intégrée),
les nouvelles sont moins bonnes mais l'action a gagné 33 %. Nous
n'achetons plus mais son potentiel est suffisant : nous conservons.
Belges à l'honneur
La Bourse de Bruxelles est l'une de celles qui a le plus
progressé : quelque 40 % depuis son niveau le plus bas et 11 %
depuis fin avril.
- Dexia,
bien que défensive, a gagné 21 % grâce à de bons résultats. Et le risque
judiciaire de l'affaire Legio Lease (prêts pour investir en actions) se
réduit. Nous conservons.
- Iris
(reconnaissance
optique; +24 %), a signé un premier semestre positif. Le titre reste
sous-évalué (voir page 5).
- UCB se
traîne. Sa division pharma souffre du recul de son anti-allergique vedette, le
Zyrtec. Tout le secteur souffre de la concurrence des génériques, mais les labos
qui, comme UCB, dépendent fortement d'un seul produit sont très touchés. UCB peut être conservée pour le long terme, mais pour notre
portefeuille actif nous préférons Eli Lilly (voir page 4).
A l'achat : ING et Natuzzi
- Les problèmes connus par les assureurs depuis 2 ans ne nous
ont pas incités jusqu'ici à y investir. Mais des signes de reprise nous poussent
à revoir notre position. Bien sûr, par rapport à fin mars, les cours des
assureurs ont grimpé de ±35 %. Mais le secteur semblait alors très risqué
(dépréciations d'actifs, problèmes de solvabilité, risque d'augmentation de
capital, de dilution du bénéfice et de chute de cours). La reprise annoncée
éloigne ces dangers. ING (16,20 EUR),
très actif dans les assurances (BH
1134
), devrait profiter de
toute reprise boursière, d'autant qu'il est à la traîne face à son secteur.
Nous achetons 250 actions ING pour ± 4 000 EUR.
- L'italien Natuzzi (10,21 USD; coté à
New-York; code ISIN US63905A1016), est le leader mondial des canapés en cuir.
Grâce à sa notoriété et sa qualité de gestion, il est idéalement placé pour
profiter de l'engouement actuel pour l'immobilier aux USA (les ventes
d'immobilier ont enregistré un nouveau record en août et le commerce de meubles
suit normalement la même évolution). Nous plaçons ±3 000 EUR
dans quelque 290 actions Natuzzi.
En bref
Le cours de Volkswagen fluctue au gré du
billet vert depuis début 2003 (la hausse de l'euro freine ses ventes à
l'étranger). A court terme, le cours du dollar est un élément imprévisible dont
nous ne tenons pas compte. Mais fondamentalement, il est proche de sa valeur
d'équilibre. En outre, les restructurations et le lancement de la Golf 5
pourraient stimuler le cours. Nous conservons.