Comme prévu, le banquier belgo-français publie un bénéfice
par action 2003 de 1,24 EUR (+9,7 %) et distribuera un dividende net
de 0,3975 EUR. Il confirme vouloir poursuivre les stratégies entamées au
2nd semestre 2003. En financement public, dans lequel il est
leader mondial, il projetait déjà de se renforcer en Espagne, Suède et
Royaume-Uni (où le développement de l'encours est important), et de développer
une offre plus sophistiquée en Belgique et en France. Dexia se montre à présent
encore plus agressif puisqu'il cible aussi l'Europe centrale et de l'Est (il est
déjà présent en Pologne), le Japon, l'Australie et la Chine. En banque de
proximité, Dexia poursuivra l'intégration d'Artesia. Il compte certes encore
poursuivre ses économies de coûts (elle dépassent déjà de 170 % environ
l'objectif qui était fixé pour fin 2003), mais il s’occupera plus
particulièrement de favoriser les synergies de revenus, décevantes jusqu’ici.
Concernant enfin la gestion d'actifs et de fortune, l'affaire Legio Lease
(prêts pour investir en actions) se dissipe, mais elle a quelque peu terni
l’image du groupe. Pour restituer la confiance en cette activité, Dexia cherche
toujours un ou plusieurs partenaires pour sa filiale néerlandaise. Confiants
dans la capacité de Dexia à atteindre ces différents objectifs, nous tablons sur
un bénéfice par action de 1,5 EUR en 2004 et de 1,69 EUR en 2005.
Malgré la récente hausse, l'action reste bon marché. Achetez.
DEXIA (en EUR)
Les stratégies pertinentes de Dexia devraient confirmer la
tendance haussière de son cours. Achetez.