Après deux
années de perte et malgré un nombre de spectateurs en recul, Kinepolis a clôturé
2003 sur un bénéfice
courant
de 0,28 EUR par action. C’est
mieux que prévu et c’est grâce à un bon 4ème trimestre. Les coûts ont
poursuivi leur recul (notamment les charges d’intérêt et les amortissements) et
le revenu par spectateur a crû (billet d’entrée plus cher, bonnes ventes de
snacks, actions commerciales). Il y a de fortes chances qu’après 3 ans
d’absence, un (petit) dividende renaisse. Cette année, le groupe poursuit la
réduction de sa dette (le cinéma parisien Max Linder a déjà été vendu en
février). Mais il renoue aussi peu à peu avec les investissements :
complexes en construction ou en projet à Grenade, Nancy, Bruges et Ostende et
équipement de salles en numérique. Le groupe prévoit en outre en 2004 un nombre
de spectateurs stable par rapport à 2003 (24,2 millions) et un bénéfice net en
croissance d’au moins 10 %. De notre côté, nous prévoyons un bénéfice de
0,45 EUR par action en 2004 et de 0,57 EUR en 2005. Lentement mais
sûrement, Kinepolis se redresse. Mais des doutes subsistent pour le long terme
(montée du Home-cinema et des lecteurs DVD, poids des investissements
numériques, …). Nous ne sommes dès lors pas acheteurs de cette action, par
ailleurs chère. Les spéculateurs qui avaient acheté fin octobre sur notre
conseil ont un gain de l'ordre de 40 % et peuvent vendre.
KINEPOLIS (en EUR)
La reprise depuis début 2003 n’est pas à négliger. Le
titre est cher. N’achetez pas. Vendez si vous avez spéculé.
Après une offre de reprise, il n'est pas rare que des
sociétés détiennent plus de 95 % des actions d'une autre société et décident
de lancer une offre publique de retrait (OPR) pour acquérir les actions
restantes de la société. Une telle opération est également désignée par le
terme anglais "squeeze out".
Action privilégiée
Les actions privilégiées ou préférentielles se
distinguent des actions ordinaires par des caractéristiques qui ne sont pas
nécessairement un privilège : il peut s'agir d'un dividende plus élevé ou d'un
dividende qui leur est réservé exclusivement etc. mais aussi, par exemple, de
l'absence de droit de vote.