Malgré la reprise constatée au
2nd semestre, le chiffre d’affaires de Lafarge a reculé de
6,5 % en 2003, pénalisé par la force de l’euro et l’abandon de certaines
activités. A périmètre et taux de
change constant, il croît de 4,6 %. Le bénéfice opérationnel
recule de 9,2 % : si les deux plus petites divisions, les
toitures (11 % du chiffre d’affaires) et le plâtre
(9 %), se sont particulièrement améliorées, cela n’a pas suffi à
compenser la chute de deux grandes divisions (ciment et granulats
& béton) et la hausse des charges pour les pensions du personnel.
L’amortissement de la dette a permis de réduire les charges d’intérêt, mais cet
effet positif a été complètement annulé par les pertes de change, de sorte que
le bénéfice courant
par action reste contenu à 4,35 EUR, contre 5,08 EUR en 2002. Enfin,
le résultat net a
été favorisé par des plus-values sur la vente de certaines activités et des
intérêts dans Materis ainsi que par la reprise des provisions
relatives à 2 litiges pour formation de cartel. Le dividende est maintenu à
2,30 EUR brut. Pour l'avenir, Lafarge mise sur une croissance du chiffre
d'affaires de 10 % l'an, dont 5 % par acquisitions. Il attend ainsi
beaucoup des marchés émergents, surtout dans le ciment. Pour 2004, le
groupe se montre prudemment positif. Nous évaluons le bénéfice par action à
4,44 EUR en 2004 et 4,83 EUR en 2005. Action correctement évaluée.
Conservez.
LAFARGE (en EUR)
En dépit d'une situation économique moins favorable,
Lafarge a pu un peu récupérer en 2003. Conservez.
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immédiatement opposition auprès de : l'Office National des Valeurs
Mobilières (ONVM) Rue de la Loi 71 1040 Bruxelles
IDR
Pour certaines actions étrangères, des titres matériels,
spécialement prévus pour être négociés sur une autre Bourse que celle du pays
d'origine, sont disponibles : ce sont les IDR (International Depository
Receipt) ou certificats au porteur. Ils permettent d'investir en actions
étrangères tout en bénéficiant de l'anonymat.