Au 1er semestre, le chiffre d'affaires
baisse de 11,8 % et le bénéfice de 21,1 %. Le groupe a souffert de la
vigueur de l'euro, du prix moins élevé du ciment et de la rudesse de l'hiver,
surtout aux USA (Lafarge North America a clôturé le semestre en perte). Mais des
espoirs subsistent, tant pour le bénéfice que pour le chiffre d'affaires :
c'est au 1er trimestre qu'est imputable la totalité de la baisse du résultat; au
2ème trimestre, le bénéfice était comparable à celui de 2002; quant aux ventes,
elles ont connu une reprise encourageante en juin dans l'hémisphère Nord. Par
ailleurs, les prix sont à nouveau en hausse et le coût de l'énergie en baisse.
Pour l'ensemble de 2003, sauf conditions climatiques inhabituelles au 4ème
trimestre, le groupe mise sur un résultat opérationnel+ stable (hors effets de
change). En Roumanie, les nouvelles sont moins bonnes : Lafarge y est
accusé d'avoir (à nouveau) participé à un cartel sur le prix du ciment. Au
Mexique, le groupe construit une nouvelle fabrique de ciment, tout comme
d'ailleurs au Bangladesh, où il collabore avec Cementos Molins. Enfin, le groupe
a vendu ses activités dans le ciment en Floride. Vu l'augmentation du nombre d'actions résultant
de la récente augmentation de cqpital, le bénéfice courant
+ par action sera dilué.
Nous tablons sur 4,06 EUR en 2003 et 4,60 EUR en 2004. L'action est
correctement évaluée. Conservez.