Peugeot (15 déc 2003)
SECTEUR: automobile BOURSE:
Paris COURS: 40,69 EUR RISQUE:
**
Fin d’année
difficile pour Peugeot Citroën (PSA) : en novembre, en France (son débouché
normalement le plus rentable), ses ventes ont chuté de 18 %, alors que
l’ensemble du marché national ne reculait que de 9 %. La tendance ne fait
que confirmer celle qu’on constate depuis début 2003, puisque ses ventes ont
reculé de 8,9 % depuis janvier, alors que le repli de l’ensemble du marché
se limitait à 6,9 %. Cette perte de vitesse confirme les difficultés de PSA
face à la concurrence dans le milieu de gamme (on y a vu débarquer la Mégane de
Renault et la Golf de Volkswagen). De plus, le groupe subissant de plein fouet
la hausse de l’euro face à la livre, les activités anglaises pourraient basculer
dans le rouge cette année. La conjonction de ces deux facteurs négatifs vient de
pousser PSA à réduire à nouveau son objectif de rentabilité pour 2003. Le
bénéfice par action reculera de 6,6 EUR en 2002 à 5,9 EUR en 2003. A
noter toutefois que PSA reste solide et bien géré, comme en témoigne son
programme de rachat
de titres et leur annulation. De
plus, pour se rapprocher des marchés européens les plus dynamiques et réduire
ses coûts de production, PSA construit deux usines en Europe Centrale. Elles
seront opérationnelles en 2005/06. Peugeot dérape quelque peu mais garde le
contrôle. L’action est correctement évaluée, mais les prochains mois devant
rester difficiles et le lancement de nouveaux modèles devant connaître un
creux, n’achetez pas.
PEUGEOT / Secteur automobile

Peugeot (gras; base 100) souffre de la hausse de l’euro et
de la faiblesse de son offre de nouveaux modèles.


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