Le plan de
relance initié en 1999 visait le retour à la croissance des ventes dans les
marques phare et une réduction des coûts, pour permettre aux marges opérationnelles
de
dépasser 16 % et assurer une croissance à 2 chiffres du bénéfice par
action. Mais l’exécution du plan déçoit : Unilever vient de lancer un
avertissement sur résultats, précisant que pour 2003, la croissance du chiffre
d’affaires de ses marques phare se situera en dessous de 3 %. Certes, les
marges dépassent 16 % au 3ème trimestre, mais la gestion
des grandes marques manque encore de dynamisme. Les marques récemment acquises
(Amora, Maille, Ben & Jerry’s et surtout Slim Fast), tardent à manifester
leur impact positif et les marques de prestige se comportent moins bien que
prévu. En février 2004, le plan arrivera à échéance. Si Unilever veut rendre du
potentiel à son action, il devra présenter un projet convaincant. A notre sens,
outre la création de nouveaux produits, Unilever devrait accélérer la cession de
ses petites marques et envisager la vente de ses divisions produits
d’entretien et produits de beauté : dans cette activité, qui se
démarque de l’alimentation, le groupe n’enregistre aucune croissance, alors que
ses concurrents y parviennent. Nous tablons sur un bénéfice courant
par action de 2,90 EUR
en 2003 et de 3,12 EUR en 2004. Nous sommes déçus par les résultats du
plan. Dans l'attente de précisions quant à la future stratégie, et bien que
l'action soit à présent correctement évaluée, nous ne l’achetons pas.
Conservez.
UNILEVER (en EUR)
Le plan de relance qui s’achève ne
livre pas de résultats probants. Dans l'attente d’un autre plan, conservez.
Périmètre constant On utilise le terme
périmètre constant pour préciser qu'on commente un
chiffre des résultats d’une société sans tenir compte des cessions et des
acquisitions qui ont été réalisées par la société au cours de la
période.
Indice return On appelle indicereturn un indice boursier qui prend en compte à la fois l'évolution des
cours et les dividendes. Ce type d’indice informe donc de ce que l'investisseur
a en moyenne gagné en misant sur la Bourse considérée. Il s'oppose a
l’indice de cours qui ne tient compte que des cours et
pas des dividendes.