Au dernier moment, Ahold a pu fournir à ses banques des
chiffres contrôlés pour l’exercice 2002. Sans eux, tout crédit aurait été
refusé. Ahold a atteint l’an passé un chiffre d’affaires en hausse de
15,6 %, essentiellement grâce à des acquisitions, mais son bénéfice
courant+ a
perdu 11,1 % (0,61 EUR l’action). Des amortissements de
goodwill+
exceptionnels (« impairment ») et une perte exceptionnelle (faillite
d’un partenaire en Argentine) ont conduit à une perte nette+ de 1,34 EUR l’action.
Entre-temps, le groupe poursuit son amincissement : vente d’activités au
Paraguay, ventes prochaines au Brésil et vente d’immobilier en Tchéquie. Après
une nuée de critiques, le nouveau directeur a finalement renoncé à son
plantureux revenu garanti et à ses indemnités de licenciement et se contente
d’une rémunération liée à ses prestations. Quant au Conseil d’administration, la
majorité de ses membres va démissionner. A la mi-octobre, les chiffres du
1er semestre 2003 devraient être publiés et des détails quant à la
stratégie et aux méthodes de financement seront communiqués. Enfin, des rumeurs
annoncent la préparation d’une conséquente augmentation de capital. Dans
l’attente des chiffres semestriels, nous prévoyons provisoirement un bénéfice
courant par action de 0,55 EUR pour 2003 et de 0,62 EUR pour 2004.
Action chère et risquée. N’achetez pas.