L'assemblée générale extraordinaire fut décevante :
quelques chiffres seulement (de 2 filiales), rémunération exagérée pour le
nouveau directeur (c'est aussi notre avis) et exposé très vague de la stratégie.
Ahold délaisse la diversification pour se concentrer sur des supermarchés de
qualité en alimentation (Europe et USA), dans des zones où il pourrait occuper
une place de leader d'ici 3 à 5 ans. La stratégie vise une organisation efficace
et moins chère et plus de synergies. Ahold se débarrasse ainsi des activités
restaurants, stations-service, drogueries, etc. ainsi que de celles qui ne
promettent pas d'être rentables à court terme (Asie, Amérique du Sud). Quant au
fleuron néerlandais Albert Heijn, qui perd des parts de marché et voit ses
revenus chuter, il est forcé de se restructurer (réduction de personnel). Aux
USA, le mouton noir US Foodservice, ne sera pas vendu mais assaini et une
décision quant à son avenir sera arrêtée d'ici 18 à 24 mois. Les contrôles
financiers sont renforcés et la réduction de la dette devient prioritaire. Le
revenu obtenu de la vente d'actifs n'étant jusqu'à présent qu'une goutte d'eau
dans la mer, des mesures plus fermes s'avèrent nécessaires (conversion de dettes
en actions, augmentation de capital). Selon nous, la situation reste
critique. Et l'augmentation de capital qui s'annonce de plus en plus inéluctable
viendra encore diluer le bénéfice. Malgré la récente reprise du cours, n'achetez
pas.