L’anglo-néerlandais (alimentation, produits d’entretien et
cosmétiques) publie des chiffres décevants pour le 1er
trimestre : le chiffre d'affaires perd 8 % et le bénéfice 19 %.
Certes, la faiblesse des chiffres s’explique en partie par des taux de change
défavorables et l'abandon de certaines activités, mais il n'empêche que la
faible croissance du chiffre d’affaires des marques phare (+1,3 %) déçoit,
même après les différentes révisions à la baisse des prévisions de chiffre
d’affaires, communiquées par Unilever ces derniers trimestres. D’autant que, sur
la même période, ses concurrents Nestlé et Danone ont réalisé une bien meilleure
performance. Le point faible d'Unilever est que, malgré ses importants efforts
publicitaires, il n'arrive pas à augmenter ses prix de vente, vu la forte
concurrence en Europe (ou il réalise 40 % de son chiffre d’affaires) et en
Asie (seulement 17 % du chiffre d’affaires mais, région considérée comme
relais de croissance). Des mesures sont annoncées : changements parmi les
membres de la direction et introduction de nouveaux produits, mais nous sommes
d’avis qu’elles ne suffiront pas. Unilever ne trouve pas la solution à ses
problèmes et la rentabilité risque de rester sous pression. L’action est chère.
Nous changeons de conseil : vendez.
UNILEVER (en EUR)
Le cours est à la peine et les faiblesses persistantes
ôtent tout espoir de le voir décoller. Vendez.
Après une offre de reprise, il n'est pas rare que des
sociétés détiennent plus de 95 % des actions d'une autre société et décident
de lancer une offre publique de retrait (OPR) pour acquérir les actions
restantes de la société. Une telle opération est également désignée par le
terme anglais "squeeze out".
Nasdaq L’appellation NASDAQ est l’abréviation de North American Security
Dealers Automated Quotation.