Arcelor a annoncé son intention d’accroître sa participation
dans son homologue brésilien CST de 28 à 61,8 %. Il prendra ainsi le
contrôle d’un des producteurs les plus compétitifs au monde en matière d’aciers
plats au carbone et poursuit son objectif de compétitivité face aux concurrents
asiatiques, indiens, etc. Toujours dans ce but de compétitivité, il réorganise
actuellement la localisation de sa production avec l’orientation de l’acier
laminé à chaud (faible valeur ajoutée) le long des côtes (moindres coûts de
transport) ou dans des pays aux coûts de production peu élevés. Quant aux
produits offrant les plus hautes marges, ils seront fabriqués à l’intérieur des
terres. Enfin, en prenant le contrôle de CST, Arcelor s’offre un accès au marché
nord-américain, tout comme au marché sud-américain d’ailleurs, un marché au
potentiel important mais hélas aussi très instable. L’opération coûtera
500 millions d’euros – un prix correct selon nous – et sera financée
par une augmentation de capital (cf. Entre-nous, page 14) à l’issue de laquelle
Arcelor espère récolter 1 milliard d’euros. Le solde éventuel pourra servir
à d’autres opérations de croissance externe, comme une augmentation de sa
participation dans Acesita, n°1 brésilien de l’inox. La prise de contrôle de
CST sera bénéfique à moyen terme et ne diluera que faiblement le bénéfice
par action en 2004 et 2005. A court terme toutefois, l’action souffrira de la
baisse du prix de l’acier attendue en 2005, ce dont l’action (correctement
évaluée) ne tient pas encore compte. N’achetez pas.