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Adidas (10 août 2004)
Cours au moment de l'analyse : 105,16
EUR
Trimestre et semestre gagnants pour le numéro 2 mondial des articles de
sport
L'allemand Adidas-Salomon a publié des chiffres supérieurs aux attentes
pour le premier semestre 2004. Le bénéfice par action s'est envolé de 39 %
à 2,54 EUR pour un chiffre d'affaires en hausse de 1 % (+5% hors
effets de change). Avec le récent championnat d'Europe, remporté par la Grèce,
équipe sponsorisée par Adidas, l'activité du segment football a bien progressé
(plus de 30 %). Plus étonnante fut la belle performance sur le très
important marché nord-américain où la concurrence est féroce (23 % du
chiffre d'affaires) et qui est le traditionnel talon d'Achille du groupe. Hors
effet de change, les ventes y ont progressé au deuxième trimestre (+4%) et ce
pour la première fois depuis 4 trimestres. Cela pourrait préfigurer une
stabilisation de la situation dans cette partie du monde. Le bond de la
rentabilité s'explique e.a. par des effets de change globalement favorables
(coûts de fabrication en USD et ventes en EUR) et davantage de ventes dans les
réseaux propres du groupe, plus rentables. Le management a revu ses prévisions
bénéficiaires à la hausse pour l'ensemble de l'année. Il table désormais sur un
bénéfice en progression de 20 % contre 15 % auparavant. Cette hausse
devrait s'accompagner d'une gestion rigoureuse des liquidités, permettant de
maintenir l'endettement sous contrôle sans oublier d’octroyer un dividende aux
actionnaires.
Le redressement de la situation américaine est sans conteste une bonne
nouvelle. Il est, en effet, impossible d'imposer durablement une marque de sport
au niveau mondial en faisant l'impasse sur les USA. Le changement de management
dans cette région semble porter ses fruits. Globalement, les derniers produits
lancés se vendent bien, ce qui est également positif. Nous relevons nos
prévisions de bénéfice par action pour 2004 et 2005 à respectivement 6,83 EUR et
8,53 EUR (contre 6,41 EUR et 8,25 EUR auparavant). Malgré cela, l'action reste
trop chère, selon nous. Restez à l'écart.


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