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Picanol (13 août 2004)
Assemblée générale extraordinaire qui tourne
court
L'assemblée générale extraordinaire du 5 août, convoquée par des
actionnaires minoritaires représentés par Deminor, s’est terminée en queue de
poisson. Un différend familial a soudain surgi quant au droit de vote lié à
certaines actions, de sorte qu’aucun vote valable n’a pu être organisé. Par
ailleurs, le conseil d’administration, dominé par les actionnaires majoritaires,
avait prévu un ordre du jour dans lequel certains points soulevés par Deminor
(en matière de corporate governance et de transparence) étaient tout bonnement
exclus et par lequel d’autres propositions de Deminor se trouvaient affaiblies.
Trois comptages provisoires ont néanmoins été réalisés (sur base des divers
scénarios de vote possibles). Suite à cela, toutes les propositions de Deminor
ont été balayées et l’agenda du conseil d'administration a été imposé (il est
vrai cependant que certaines des contre-propositions du conseil incluent
certains progrès). Enfin, le conseil a refusé de répondre à un certain nombre de
questions relatives à des plans contestés d'options sur actions ainsi qu’à des
problèmes de conflits d’intérêts (comme les prêts consentis il y a quelques
années à la société sœur STG, active dans le textile et en difficultés).
Maintenant que Picanol connaît aussi des difficultés
opérationnelles (moins de ventes), toute l'attention doit être concentrée sur la
stratégie et la gestion quotidienne. A court terme, nous n’attendons guère
d’amélioration. Ce différend familial est la goutte qui fait déborder le vase.
Dès lors, même avec perte, vendez.


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