Le belgo-français publie au deuxième trimestre un très bon
bénéfice par action (à 0,43 EUR), stable par rapport au premier trimestre.
C’est notamment grâce au succès de l’intégration d'Artesia, qui dépasse les
prévisions, et aux performances du financement public, activité qui compte
encore pour 48 % du bénéfice. Dans le dossier Legio Lease (prêts pour
investir en actions), Dexia est sorti victorieux de deux procès collectifs mais
va être confronté à de nouvelles actions individuelles. Il va dès lors intenter
un procès à Aegon (pour défaut de transparence des informations au moment du
rachat de Labouchère, banque à l’origine des contrats) et tenter qu’Aegon
participe aux indemnisations qui pourraient découler des futurs procès. Dexia
n'augmentera donc pas ses provisions pour le risque lié à cette affaire. Par
ailleurs, la cession de sa banque d'affaires néerlandaise Kempen devrait lui
rapporter moins qu'attendu, en raison notamment de sa mauvaise image. Néanmoins,
Dexia veut se renforcer en Europe, s'implanter dès cette année au Canada, au
Mexique et au Japon, et ensuite en Europe de l'Est, en Australie et en
Chine.