|
Adecco (10 sept 2004)
Cours au moment de l'analyse : 61,65
CHF
Marges sous pression
L’activité d’Adecco continue de s’améliorer. Les activités
généralistes (88 % du chiffre d’affaires) se sont à nouveau bien
comportées au deuxième trimestre, surtout au Royaume-Uni, aux USA et au
Benelux. Le chiffre d’affaires global s’apprécie de 8 % (hors effets de
change et hors acquisitions). Adecco s’approche de la sorte des prestations de
ses principaux rivaux, ce qui n’est pas si mal si on tient compte des déboires
comptables. Au niveau de la rentabilité, il s’en tire également mieux que prévu.
Ses marges sont bien sûr affectées par le coût énorme de l’audit de la
comptabilité, mais d’autre part il a réussi à limiter les baisses de prix
nécessaires pour retenir les clients, échaudés par les rumeurs de scandale. En
définitive, le bénéfice par action (en CHF et compte non tenu de la plus-value
sur la vente du site Internet jobpilot) perd 25 % sur le trimestre. Sur le
premier semestre, le recul est de 38 %. Pour l’ensemble de l’année, vu
la hausse du chiffre d’affaires et le fait que les prix sur le marché de
l’intérim se stabilisent en France et progressent aux USA, nous évaluons
toujours le bénéfice courant par
action à 2,55 CHF. Pour 2005, nous comptons sur 4,28 CHF (tenant
compte des normes IFRS).
Adecco est parvenu à limiter l'impact négatif des
tracasseries comptables sur son image. Néanmoins, les activités spécialisées,
qui offrent les meilleures perspectives de redressement à ce stade de la
conjoncture, sont trop peu représentées dans le chiffre d’affaires. Action
chère. N’achetez pas.


|