|
Pinault-Printemps-Redoute (22 oct 2004)
Cours au moment de
l'analyse : 72,70 EUR
Le « nouveau » PPR se profile
La hausse du chiffre d’affaires au troisième trimestre - assez
décevante – n’a pas suffi pour compenser les faibles résultats du premier
semestre : sur les 9 premiers mois de l’année, le
chiffre d’affaires est en baisse de 3,6 % par rapport à un an plus tôt.
C’est dû, bien entendu, à l’amincissement qu’a subi Pinault-Printemps-Redoute
(PPR). A structure comparable, il s’agirait d’une hausse de 3,8 %.
Néanmoins, les choses avancent dans le projet de vente de 74 % de sa
filiale Rexel (matériel électrique pour professionnels), en meilleure
posture depuis sa restructuration. Un certain nombre de sociétés
d'investissement ont déjà fait une offre et le président du directoire de PPR
laisse entendre qu’il compte sur plus de 2 milliards d’euros, soit
davantage que la plupart des prévisions. Le «nouveau» PPR se profile donc. Il se
consacrera exclusivement au commerce de détail (en magasin ou par
correspondance) et sur les produits de luxe (par sa filiale Gucci). Cette dernière sort d’une période très
difficile, mais semble prendre le dessus. Pour les nouveaux dirigeants de Gucci,
le grand défi est le redressement de la rentabilité. En effet; si Gucci lui-même
est bénéficiaire, ses récentes acquisitions sont toujours dans le rouge.
Nous prévoyons
un bénéfice de 4,93 EUR par action en 2004 et de 5,98 EUR en 2005
(tenant compte des normes IFRS
). Pour les
deux prochaines années, nous n’attendons pas grand-chose (piètre consommation en
France, intégration de Gucci…). Dès lors, bien que l’action soit correctement
évaluée, n’achetez pas.


|