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Dexia (03 déc 2004)
Cours au moment de
l'analyse : 16,60 EUR
Nous sommes à nouveau
acheteurs
Le projet de fusion avec le groupe bancaire italien Sanpaolo IMI
a beau avoir échoué, l’institution franco—belge ne cache pas qu’elle reste
intéressée par toute possibilité d’alliance. Et si les actionnaires de référence
belges ont répudié Sanpaolo IMI, parce que l’aventure ne promettait pas
suffisamment de création de valeur, ils verraient d’un œil beaucoup plus
favorable un mariage avec Société Générale, BNP Paribas ou ABN Amro. Par
l’intermédiaire de tels groupes, Dexia pourrait en effet donner une dimension
internationale à ses deux piliers que sont la banque de détail et la
gestion d'actifs (gestion discrétionnaire, fonds, …), en accélérer le dynamisme et
leur permettre de dégager de bons profits à moyen et long terme. Car en
Belgique, tant en banque de détail qu’en gestion d'actifs, la croissance reste
faible et la concurrence est intense. Dans l’attente d’une opération
d’envergure, Dexia cherchera à se renforcer en banque de détail, de préférence
en France, en signant des accords avec des partenaires locaux comme La Poste ou
la CDC par exemple. Il poursuivra en outre le développement, au niveau européen,
de sa division de gestion financière. Par ailleurs, Dexia reste leader mondial
du financement public, activité de laquelle il tire la moitié de ses revenus et
qui devrait encore bien se comporter, grâce notamment à une forte expansion
internationale.
En négociant
avec Sanpaolo, Dexia a dévoilé qu’il est à la recherche de moyens pour dynamiser
sa croissance. Néanmoins, en attendant de trouver un partenaire, plusieurs
atouts le rendent à même de maintenir un niveau de croissance suffisant. Pour
2004, nous prévoyons un bénéfice de 1,62 EUR par action. Pour 2005, nous
misons sur 1,88 EUR (tenant compte des normes IFRS
). L’action reste bon marché, malgré sa récente
hausse. De plus, la perspective d’une alliance peut encore lui donner un coup de
pouce. Notre conseil est dès lors à nouveau
d’acheter.


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