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BP /Total (10 janv 2005)
Cours au moment de
l'analyse BP
: 509 pence
TOTAL : 160,20 EUR
Nous inversons nos conseils pour ces deux
actions
Ces deux géants du pétrole ont connu une
faste année 2004, grâce notamment à la hausse du prix des hydrocarbures, et
disposent tous deux de nombreux atouts pour l’avenir : solidité financière,
forte croissance de la production, rentabilité élevée, management dynamique,
politique généreuse envers les actionnaires (dividendes confortables et rachats d’actions). Jusqu’ici, nous
avions privilégié Total, moins risqué (* contre ***) en raison de son exposition
moindre au marché russe. BP tire quant à lui déjà 20 % de sa production du
sous-sol russe, dont les importantes réserves deviennent cruciales pour les
compagnies pétrolières, mais le risque est à l’avenant. Les enchères
rocambolesques qui ont accompagné la mise en vente récente d’une filiale de
Youkos montrent que le Kremlin n’a pas abandonné l’idée de nationaliser une
(grande) partie de l’industrie pétrolière russe. De plus, la pression fiscale
devrait s’accroître dans ce pays. BP y a investi massivement en 2003
(7 milliards de dollars) via la création d’une co-entreprise avec le groupe
russe TNK. Total, de son côté, a adopté une attitude plus prudente, avançant ses
pions un à un, par exemple avec l’acquisition récente du producteur de gaz
Novatek pour 1 milliard de dollars environ. Rien n’a cependant changé en ce
qui concerne le risque.
Les deux groupes semblent avoir trouvé le bon compromis
entre croissance et rentabilité. Mais l’action BP est à présent bon marché et
l’action Total à la limite d’être chère. C’est pourquoi nous revoyons nos
conseils : achetez BP et conservez Total.


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