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Astrazeneca (10 janv 2005)
Cours au moment de l'analyse :
1938 pence
La perte des brevets n’est pas compensée
Les 4 derniers mois de 2004 ont été catastrophiques pour ce
groupe pharmaceutique. En septembre, un comité d’experts a exigé des tests
cliniques complémentaires pour l’anticoagulant Exanta, ce qui reporte de
plus d’un an sa commercialisation (éventuelle). En décembre, un nouveau test a
montré que l’Iressa (cancer du poumon) était inefficace, ce qui a amené
la société à retirer sa demande d’homologation pour l’Europe. La
commercialisation de l’Iressa aux USA et au Japon (2 % du chiffre
d’affaires) va tôt ou tard poser des problèmes alors qu’un produit concurrent,
le Tarceva (Roche), a prouvé son efficacité dans le traitement de ce
cancer. En revanche, le fait qu’AstraZeneca ait obtenu le feu vert pour
commercialiser le Crestor sur le marché japonais est une bonne nouvelle, mais cela ne compensera pas
les échecs décrits plus haut. Cet anticholestérol fait encore l’objet de bien
des débats et sur les 9 premiers mois de 2004, il n’a dégagé que 596 millions de
dollars de chiffre d’affaires alors que l’objectif pour 2006 est de 2 à 4
milliards de dollars par an.
Même si son budget de Recherche et Développement a
augmenté ces deux dernières années, AstraZeneca ne parvient pas à renouveler de
manière satisfaisante son portefeuille de médicaments pour compenser la perte de
ses brevets sur des produits à succès comme le Losec, le Zestril, etc…. Malgré
sa récente baisse, l’action n’est pas encore bon marché. N’achetez
pas.


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