Le bénéfice par action 2004 est de
2,93 CHF, soit une hausse de 7,7 %, inférieure à nos attentes. En
cause, notamment, le recul de 11 % du résultat opérationnel
au quatrième trimestre, dû à la hausse du budget marketing et surtout
aux frais de réorganisation de la division génériques
(Sandoz). Celle-ci, pénalisée par la concurrence, affiche une marge opérationnelle
limitée à 8,9 % en 2004 (contre 16,3 % en 2003). Heureusement les
médicaments sur prescription (65 % du chiffre
d’affaires; 81 % du bénéfice opérationnel) ont vu leur marge opérationnelle
passer de 27,6 % en 2003 à 28,4 % en 2004. Pour 2005-2006, peu de
nouveaux médicaments sont attendus, mais pour 2008-2009, le groupe estime qu’il
disposera de 7 blockbusters (ventes de plus d’un milliard de dollars) contre 5
actuellement, ce qui devrait plus que compenser les futures pertes de brevets.
En ce qui concerne le Prexige (médicament similaire au Vioxx de Merck, retiré de
la vente pour toxicité), il n’y aura pas de demande d’homologation pour de
nouveaux marchés tant que les études de nocivité en cours ne sont pas totalement
rassurantes.