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Unilever (01 févr 2005)
Au cours de ce premier trimestre, la société anglo-néerlandaise
compte remplacer les actions préférentielles par des actions ordinaires, à
des conditions fort peu attrayantes selon eux.
De quoi
s’agit-il ? En 1999, la société Unilever a estimé
qu’elle possédait trop de liquidités et a donc distribué un dividende
extraordinaire de 14,5 florins – soit 6,58 euros – par action. A
l’époque, les actionnaires ont pu choisir entre un dividende sous forme liquide
et une action préférentielle pour toute action ordinaire en leur possession.
Cette dernière solution étant la plus avantageuse sur le plan fiscal, un grand
nombre d’actionnaires ont opté pour les actions préférentielles. Unilever a
aussi fait savoir qu’elle se réservait le droit de convertir ces actions en
actions ordinaires au bout de cinq ans, au cours maximal de 6,58 euros.
Déception En mars
2004, Unilever a fait savoir qu’elle convertirait les actions au premier
trimestre 2005. Selon la formule utilisée, cette conversion aurait dû
s’effectuer au cours de 4,82 euros, soit quelque 20 % en dessous du
cours de l’action en mars 2004. Aujourd’hui, les épargnants prétendent avoir en
leur possession des documents selon lesquels Unilever semblait prêt à racheter
les actions en liquide : les actionnaires espèrent donc retrouver le
montant initial de 6,58 euros. Ils ont décidé d’attaquer la société en justice.
Une démarche
justifiée Si les actionnaires préférentiels se sentent
floués, ils ont évidemment raison d’exiger ce à quoi ils estiment avoir droit. A
tout le moins, il paraît évident qu’Unilever a manqué de clarté dans sa
communication, de sorte que les actionnaires ont conservé des actions cotées
au-dessus du ratio de conversion. C’est maintenant au tribunal de trancher. Pour
notre part, nous vous avions conseillé en mai 2004 de vendre vos actions
Unilever. Si malgré tout, vous avez conservé des actions préférentielles, nous
vous tiendrons au courant de la suite des événements.


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