Résultat conforme à nos attentes au
quatrième trimestre 2004 pour le deuxième groupe pétrolier
mondial : le bénéfice gagne 20 % à 6,3 pence par action, malgré
la réduction de valeur (2,7 pence par action) non récurrente enregistrée dans
la division pétrochimique (dont la moitié sera mise en Bourse au
second semestre 2005). En Amont (exploration et
production), BP profite bien sûr des prix élevés des hydrocarbures mais aussi
d’une hausse de sa production (+11 % en 2004), réalisée principalement
grâce à sa filiale russe TNK-BP. Et pour l’avenir, BP fait office de référence
au sein de son secteur puisque son objectif de croissance de production est de
5 % l’an en moyenne de 2004 à 2008 et que son taux de renouvellement des
réserves reste élevé. En Aval aussi (raffinage, distribution, pétrochimie), les
performances sont en hausse sensible. BP a ainsi pu augmenter son dividende de
23 % au quatrième trimestre, ce qui limite le risque de le voir se lancer
dans d’imprudents investissements et lui donne le temps de digérer son
implantation en Russie. En parallèle, les importants rachats d’actions vont se poursuivre.