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InBev (07 mars 2005)
Cours au moment de l'analyse : 27,60
EUR
Digestion des acquisitions
Le premier brasseur mondial a vendu en 2004
(acquisitions non comprises) 3,3 % de bière en plus qu’en 2003 et fait
ainsi deux fois mieux que la moyenne de ses concurrents. InBev recueille
clairement le fruit des efforts consentis pour favoriser sa croissance au-delà
du marché saturé de l’Europe occidentale ainsi que de sa politique agressive de
promotion pour ses grandes marques (Stella Artois, Beck’s et maintenant Brahma).
Mais au niveau des profits, la situation est moins réjouissante. Le bénéfice courant par action tombe
aux alentours de 0,5 EUR par action, suite aux frais de restructuration dus
aux acquisitions. Ceci n’empêche pas le groupe de poursuivre des objectifs
ambitieux. D’ici 2007, il mise sur une marge opérationnelle avant
amortissements d’au moins 30 % (contre 25 actuellement), soit du niveau de
son plus gros concurrent, l’américain Anheuser-Bush. Il compte pour y parvenir
sur les synergies attendues de l’acquisition en 2004 du brésilien Ambev.
L’objectif ne nous semble pas inaccessible, mais le parcours n'en est pas moins
semé d'embûches. La concurrence devrait s'accroître et faire pression sur les
prix, de sorte qu’InBev devra sans doute dépenser plus en marketing De plus, le
groupe est devenu très sensible aux risques monétaires et économiques de
l’Amérique latine (surtout du Brésil).
Pour poursuivre l’intégration de ses acquisitions et
atteindre ses objectifs, InBev n’a pas droit à l’erreur. De surcroît, l’action
est chère. N’achetez pas.


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