Plombé par la cession de la division Consumer Imaging,
Agfa-Gevaert a clôturé 2004 dans le rouge. La perte est néanmoins plus
limitée que prévu (1,13 EUR par action) suite au report en 2005 de
certaines charges de restructuration. Agfa se concentre à présent sur les
divisions Systèmes graphiques et Healthcare (imagerie
médicale, services IT aux hôpitaux). Cette dernière a réalisé un beau quatrième
trimestre : hausse de 7,4 % du chiffre d’affaires (à taux de change et
périmètre constants) et marges de plus de
20 %. C’est en partie grâce à un effet saisonnier (les décisions en matière
d’investissements IT sont souvent prises en fin d’année) mais c’est
encourageant ! Pour l’avenir, les services IT (20 % du chiffre
d’affaires de la division Healthcare ) seront le principal moteur
de croissance. Dans les systèmes graphiques , la relance du marché, quoique lente, perdure. Les prix
de vente, longtemps handicapés par les surcapacités du secteur, s'y stabilisent
enfin et Agfa gagne des parts de marché. Pour 2005, vu le prix élevé des
matières premières (surtout l'argent) et la faiblesse du dollar, nous comptons,
prudemment, sur un profit de 1,73 EUR par action (tenet compte des normes
IFRS
). L’objectif, d’ici fin 2006, est de séparer
totalement les deux divisions (elles travaillent en effet sur des marchés tout à
fait différents). De la sorte, les bonnes perspectives de la division
Healthcare seraient d’autant mieux
valorisées par la Bourse. A terme, on peut donc s’attendre à la vente d’une des
deux. Certains tablent déjà sur cette possibilité (une rumeur persistante prête
à Philips l’intention d’acquérir la division médicale) mais sans doute Agfa,
pour en tirer le maximum, va-t-il d’abord achever sa restructuration et
l’intégration de ses acquisitions.
Les
perspectives sont encourageantes et l'idée d’indépendance
des deux divisions ajoute une touche spéculative. L’action reste chère, mais vous
pouvez la conserver.
Dans l’ensemble des frais que
vous payez sur vos ordres, la TOB ou taxe sur les opérations de Bourse s’élève,
pour chaque achat ou vente d’action, à 0,17 % du montant traité. En cas de
souscription à des actions nouvelles, aucune TOB n'est
prélevée.
IDR
Pour certaines actions étrangères, des titres matériels,
spécialement prévus pour être négociés sur une autre Bourse que celle du pays
d'origine, sont disponibles : ce sont les IDR (International Depository
Receipt) ou certificats au porteur. Ils permettent d'investir en actions
étrangères tout en bénéficiant de l'anonymat.