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Walt Disney (21 mars 2005)
Cours au moment de l'analyse : 28,09 USD
Le n°1 du groupe débarqué plus tôt que
prévu
Le très contesté n°1 de Disney sera remplacé… par son dauphin en
octobre prochain, soit un an plus tôt que prévu. A défaut de changements
radicaux, cette nomination permettra la reprise des négociations avec Pixar, le
génie de l’image de synthèse à l’origine de tous les gros succès d’animation du
groupe depuis 10 ans (Toy Story, Nemo, Les Indestructibles,…). Or, la
reconduction de l’accord de distribution qui expirera en 2006 avec un
7e film est capitale pour Disney. Fort de ses succès, Pixar est cependant
idéalement placé pour dicter des conditions qui seront évidemment bien moins
avantageuses pour Disney. Dans la division médias, le nouveau patron du groupe
aura une autre lourde tache : négocier les droits de retransmission 2006-11
pour le football américain sur la chaîne sportive ESPN et la chaîne généraliste
ABC. Autant d’éléments qui remettent en question la capacité du groupe à
confirmer le rebond actuel de sa croissance bénéficiaire à l’horizon 2006-07,
d’autant qu’à l’instar des autres télévisions, le groupe est confronté à des
coûts de production croissants alors que de nouveaux investissements dans ses
parcs à thèmes sont indispensables. En attendant, l’exercice en cours
(1,3 USD) et le suivant (1,4 USD) devraient encore se solder par une
jolie croissance bénéficiaire sous l’impulsion du redressement entamé par la
chaîne ABC et de la hausse de la fréquentation des parcs.
Les perspectives à long terme nous semblent trop
incertaines pour une action par ailleurs chère. N’achetez pas.


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