La hausse attendue du prix des matières premières (13 %
contre 11 % en 2004) devrait plomber bien plus sérieusement que prévu les
marges opérationnelles du n°1 du
pneu. Néanmoins, le résultat
opérationnel
devrait au minimum s’établir au même niveau que l’an dernier grâce à une recette
désormais bien connue : hausse du prix des pneus spéciaux (pneus neige,
pneus pour véhicules de loisirs,…), gains de productivité et baisse des frais
généraux et de la masse salariale. Notons toutefois que la morosité sur le
marché du pneu risque de compliquer les négociations sur de nouvelles hausses
des prix et de fragiliser ainsi les hypothèses sur lesquelles reposent les
perspectives à long terme en matière de rentabilité. Selon Michelin, il n’en est
toutefois rien pour le moment et le groupe compte préserver ses marges en
investissant avec davantage de dynamisme, surtout en Asie (10 % du chiffre
d’affaires). Pour 2005, nous misons sur un bénéfice par action de 5 EUR
(tenant compte des normes IFRS
), contre 3,59 EUR (compte tenu d’une provision
pour cession déficitaire) en 2004.