Arcelor va réduire sa production d’acier plat au
carbone (- 3 % par rapport à 2004). En cause, le niveau élevé des stocks
chez les clients, le ralentissement de la demande (e.a. dans l’automobile) et
la hausse des importations. Ces facteurs ne sont pas une surprise et
nous confortent dans l’idée que le secteur de l’acier est au sommet de son
cycle (décélération de la demande, fléchissement des prix de vente et, in fine,
baisse des résultats). Nous nous attendons dès lors à de nouvelles annonces de ce
type. Même si la baisse de la production, qui équilibre le rapport
offre/demande, soutiendra les prix, le résultat 2005 en pâtira. Nous tablons donc sur
un bénéfice par action de 4 EUR (tenant compte des normes IFRS). Ce résultat, associé aux
efforts de gestion, devrait suffire à dégager les liquidités nécessaires au plan
de croissance. Arcelor poursuit l’optimisation de sa production (concentration
de la production d’acier plat au carbone dans les usines de bord de mer) et met
résolument le cap sur l’expansion internationale (la Turquie, la Chine, le
Brésil et l’Ukraine sont dans le collimateur). Il vise concrètement les marchés
économiquement dynamiques (ou appelés à le devenir) où les coûts de production
sont faibles.