Pfizer se lance dans un plan de
restructuration ambitieux : rationalisation et vente de certaines usines,
amélioration de la productivité en Recherche et Développement, réorganisation
commerciale. D’ici 2008, le plan devrait fournir une économie de
4 milliards de dollars par an (-12 % par rapport aux coûts actuels) et
compenser le manque à gagner accusé suite à la concurrence générique. Pfizer
prévoit dès lors le retour à une croissance bénéficiaire de plus de 10 %
l’an dès 2006. En ce qui concerne le tout récent retrait du marché de
l’anti-inflammatoire Bextra, il pèsera certes un peu sur le résultat : le
groupe comptait notamment sur sa relance dans ses prévisions bénéficiaires et
des patients saisiront la justice pour revendiquer des indemnités. Mais Pfizer
est financièrement solide pour résister (cette année, il va rapatrier de ses
filiales étrangères pas moins de 28 milliards de dollars !). Le
Celebrex quant à lui (mis en cause suite au retrait du Vioxx de Merck) est
toujours autorisé, moyennant une mise en garde plus sévère. S’il n’atteindra
plus des ventes de 3,3 milliards de dollars comme en 2004, son efficacité
pour certains patients est confirmée.