L’avertissement sur résultats l’avait
laissé pressentir : le résultat du premier trimestre met le groupe face
à de lourds défis. En Amérique du Nord (55 % de l’activité), le désintérêt
des clients (chiffre d’affaires : -13 %) et les énormes coûts de
production (soins de santé, pensions du personnel, …) sont la cause d’une
perte abyssale. En Asie, le profit est divisé par 4,5 sous les coups de
boutoir d’une féroce concurrence. Et si les pertes reculent en Europe (hors
charges de restructuration), rien ne permet encore de crier victoire. Malgré les
limites imposées aux investissements, la perte globale atteint 1,95 USD par
action. Un recul du dividende est à craindre et nous misons pour l’ensemble de
2005 sur une perte de 1,5 USD par action. Pour regagner la confiance des
investisseurs et une place compétitive sur le marché, la direction doit lancer
une restructuration radicale. Mais, négociant actuellement le problème des soins
de santé avec les syndicats (peu accommodants), elle se garde bien de dévoiler
ses projets.