Dexia dégage au premier trimestre un bénéfice par action
de 0,43 EUR, en baisse de 6 % par rapport à un
an plus tôt. Une baisse due à une nouvelle charge (0,08 EUR par action) liée au
dossier Legio Lease (indemnisation quant aux prêts pour investir en Bourse consentis aux Pays-Bas)
et au fait qu’au premier trimestre 2004, le groupe avait
enregistré une plus-value sur la cession de sa participation dans Belgacom. Si
on exclut ces éléments, le bénéfice par action gagne 13 % (une évolution
conforme à l’objectif 2007 d’au moins 10 % de hausse annuelle). Toutes les
activités se sont bien tenues et le financement public, moteur du groupe,
fournit à nouveau la moitié du profit.
A l’avenir, Dexia poursuivra son développement international,
l’essor du financement public restant son axe prioritaire. Outre l'Europe
centrale et de l'Est, il cible le Japon, le Canada et le Mexique. En banque
de détail, il prévoit toujours de se renforcer en France mais envisage aussi
le rachat de deux banques roumaines. En gestion d'actifs, la Chine
est une cible potentielle mais pas pour l'immédiat; auparavant, il devrait se
renforcer en Belgique (e.a. par des produits innovants) et clore enfin le
dossier Legio Lease qui le lèse aux Pays-Bas.