|
Adecco (30 mai 2005)
Cours au moment de l'analyse :
59,80 CHF
Trop faiblement représenté dans les activités
spécialisées
Adecco a fait moins bien que ses concurrents au
premier trimestre : ses ventes ne gagnent que 7,5 %.
Certes, ses activités spécialisées marchent bien, et, de manière générale, il a
gagné des parts sur de gros marchés (France, Pays-Bas, …) et profité de son
développement au Japon. Mais ses activités généralistes, qui pèsent lourd dans
le chiffre d’affaires (89 %) et les ventes faibles au Royaume-Uni
(+5 %) et aux USA (-1 %) ont fait pression sur les performances. Si le
bénéfice trimestriel a doublé, c’est parce qu’en 2004, le coût d’un audit
comptable (qui n’a rien révélé de grave) avait sérieusement raboté le résultat
du 1er trimestre (et fait perdre 20 % au bénéfice annuel).
Sans cette charge exceptionnelle, il gagne ±13 %, soutenu par la maîtrise
des coûts. Mais
la concurrence reste rude et Adecco n’arrive pas à augmenter suffisamment
ses prix. Sur ses gros marchés, la France (+ de 30 % du chiffre d’affaires)
et les USA (20 %), un tassement de l’activité est constaté. Le rythme
soutenu des ouvertures d’agences nous semble dès lors risqué. Aussi, nous
réduisons nos estimations bénéficiaires à 3,75 CHF (tenant compte des
normes IFRS ) pour 2005 (contre
4,17 auparavant) et à 4,5 CHF pour 2006 (contre 4,84).
A long terme, Adecco bénéficiera,
comme ses concurrents, de moteurs structurels : recours croissant à
l’intérim, hausse des qualifications requises, sous-traitance de tâches …. Mais
au vu des perspectives économiques, le deuxième trimestre risque d’être encore
un peu moins bon. De plus, alors qu’à ce stade de la conjoncture, ce sont les
activités spécialisées qui offrent les meilleures attentes, le poids de
celles-ci est faible dans le chiffre d’affaires du groupe suisse. L’action reste
chère. N’achetez pas.


|