En dépit de diverses mesures prises par le groupe, le titre ne
nous séduit pas.
Le numéro deux mondial de la sidérurgie poursuit la
réorganisation de ses actifs brésiliens, pour en améliorer la gestion et en
accélérer le développement. Il a augmenté sa participation dans sa filiale
Acesita et s’apprête à introduire en Bourse l’ensemble de ses actifs
sud-américains, sous forme de holding. Il prévoit d’accroître ses capacités dans
cette zone, aux coûts de production bas et très riche en matières premières. En
se renforçant dans les zones à faible coût, il entend se défendre face à
d’agressifs concurrents (p.ex. l’indien Mittal, récemment devenu numéro un) et
renforcer ses positions face à ses fournisseurs qui se regroupent et imposent
des conditions plus strictes (dans le minerai de fer et le charbon p. ex. BHP
Billiton a racheté WMC).
D’autres opérations d’expansion internationale sont
en projet : en Chine où la demande d’acier reste ferme et en Turquie où
Arcelor est candidat au rachat du numéro local, en cours de privatisation.
Mais à court terme en Europe, même si la baisse de l’euro réduit la pression
sur les prix, ceux-ci resteront pénalisés par le recul de la demande, la hausse
des importations (+60 % au premier trimestre) et l’accroissement de
l’offre mondiale d’acier (+10,3 % en mai).