Comme il l’avait annoncé, Unilever a retiré de la Bourse ce 14 juillet
les actions privilégiées – d’une valeur nominale de 0,10 florins – qui
n’avaient pas été converties en actions ordinaires. Pour chaque action
privilégiée, Unilever verse aux détenteurs un montant de 0,05 euros. En
théorie donc, ces actions privilégiées cessent d’exister. Dans la pratique
toutefois, les choses sont loin d’être aussi simples. Les détenteurs d’actions
privilégiées ont en effet engagé depuis un an déjà une âpre bataille juridique
contre Unilever. Motif : les actions privilégiées pour lesquelles ils avaient
opté en 1999 lorsque Unilever avait versé un dividende exceptionnel, auraient
été converties en actions ordinaires à des conditions fort peu attrayantes selon
eux. Chaque action leur avait alors rapporté 2 euros de moins que le montant
auquel ils prétendaient avoir droit. La requête déposée par les titulaires
d’actions privilégiées en concertation avec la VEB (Association néerlandaise des
Détenteurs de Titres) pour obtenir une étude du dossier par la Chambre des
entreprises a été acceptée et l’étude est toujours en cours. Il a même été
annoncé la semaine dernière que le budget pour cette enquête avait été doublé
pour passer de 60 à 120.000 euros. Si vous déteniez encore des actions
privilégiées Unilever, vous n’avez hélas d’autre choix que d’attendre la suite
des événements.