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Adidas (05 août 2005)
Cours au moment de l'analyse : 156.61 EUR
Cap sur les Etats-Unis avec Reebok
Alors que ses résultats trimestriels font état d’une belle hausse de sa
rentabilité (bénéfice par action en hausse de 50% pour un chiffre d’affaires en
progression de 8%), l’allemand Adidas, spécialiste de l’équipement sportif,
vient d’annoncer l’acquisition, présentée comme amicale, de son concurrent
américain Reebok. Si les autorisations sont obtenues (autorités de la
concurrence et actionnaires de Reebok), l’opération devrait être finalisée début
2006. Ce n’est pas une surprise totale. D’une part, les liquidités dégagées par
la récente vente de Salomon pouvaient laisser présager une opération
stratégique. D’autre part, malgré les améliorations récentes des performances
commerciales aux Etats-Unis, Adidas restait encore trop peu présent sur ce
marché, le plus important pour le secteur. Grâce à Reebok, la part de marché du
groupe y passera de 9% à 21%. De quoi assurer au groupe des relais de croissance
plus solides sur ce marché dynamique, alors que l’Europe stagne toujours (50% du
chiffre d’affaires). De quoi aussi concurrencer plus efficacement le géant Nike
avec ses 36% de part de marché sur le sol américain. Ailleurs dans le monde,
Adidas fait déjà jeu égal avec Nike mais l’opération pourrait lui permettre de
doper un peu plus ses ventes en Asie. Bien que présentant une prime de 34% par
rapport au cours de bourse, le prix payé par Adidas (en partie refinancé en
actions) pour Reebok nous semble raisonnable : des synergies (de coûts et
de revenus) devraient être dégagées et l’endettement devrait rester sous
contrôle.
Bien vu de la part de Adidas qui acquiert Reebok. Le groupe allemand
capitalise sur sa bonne santé pour ainsi se développer aux Etats-Unis. Nous
gardons inchangée notre prévision de bénéfice par action 2005 à 9,05 EUR et la
haussons à 11 EUR (contre 10 EUR auparavant) pour 2006. Mais l’action reste trop
chère malgré tout, selon nous. Dès lors, nous sommes vendeurs.


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