Dans un environnement pourtant très difficile, le fabricant de
pneus semble faire mieux que de la résistance.
CONSERVEZ.
Au premier semestre, le bénéfice avant impôts ne perd que 3 %; si
on tient compte d’une baisse exceptionnelle du taux d’imposition, le bénéfice
par action progresse de 8,5 %, à 2,7 EUR. Une bonne surprise quand on
connaît les difficultés auxquelles le groupe fait face : coût élevé des
matières premières et recul du marché des camions en Europe, qui a fait baisser
le volume des ventes de 3,6 %. Michelin a bien contrôlé ses coûts, est
parvenu à vendre davantage de pneus plus rentables (pneus hiver, haut de
gamme, ...) et à augmenter ses prix de vente. Il confirme ainsi sa stratégie
orientée sur les produits les plus rémunérateurs. Mais ses espoirs de croissance
à long terme restent handicapés par les difficultés du marché des camions et des
voitures en Europe (50 % de son activité). Le groupe français devra donc
poursuivre le développement de ses capacités de production en Amérique et en
Asie, ce dont il a les moyens.
Au vu du beau résultat semestriel, nous
relevons nos prévisions à 5,15 EUR de bénéfice par action en 2005 (contre
4,8 auparavant) et à 5,85 EUR en 2006 (contre 5,40).