Les temps sont durs depuis un peu plus d’un
an : concurrence des génériques, retrait du Bextra et doutes sur le
Celebrex (deux anti-inflammatoires proches du Vioxx de Merck, accusé de graves
effets secondaires). Au troisième trimestre, le bénéfice par action a perdu
51 % (recul des anti-inflammatoires et charge non récurrente pour
l’acquisition de Vicuron). Le groupe a dès lors réduit de 15 % sa prévision
de bénéfice 2005 mais se refuse à toute prévision chiffrée pour 2006. Et c’est
sans doute surtout ce manque de visibilité que le cours a sanctionné
(-8 % suite à la publication). D’autant que certains
mettent en doute la stratégie de Pfizer (acquérir des concurrents pour élargir
son offre de médicaments), doute issu du rachat de Pharmacia, motivé en partie
par l’acquisition du Celebrex et du Bextra. Mais Pfizer garde une structure
financière solide, génère de copieuses liquidités et a lancé en avril un plan de
restructuration qui aboutira d’ici 2008 à une réduction des coûts de 12 %.
Enfin, la validité de son brevet clé pour le Lipitor a été confirmée au
Royaume-Uni (elle doit encore l’être aux USA).
Nous nous montrons dès lors confiants.