Picanol (09 déc 2005)
Souffre de la
concurrence japonaise
2005 est sans conteste une année catastrophique pour tout le
secteur, mais les mesures prises devraient remettre Picanol sur pied. Après la
chute continue du cours, l’action est à nouveau correctement évaluée.
CONSERVEZ.
Après des chiffres semestriels décevants, le fabricant belge de
métiers à tisser a également dû affronter des conditions de marché
difficiles : prix et marges sous pression (concurrence), prix élevés des
matières premières, évolution défavorable du cours de change (notamment
euro/yuan chinois)… Le problème le plus sérieux, cependant, est le renforcement
de la concurrence des Japonais, qui inondent le marché de machines (bon marché)
et qui, vu la cherté relative de l’euro, se trouvent en position privilégiée
face à Picanol. Quelques lueurs d’espoir néanmoins. Le groupe a récemment lancé
sur le marché plusieurs nouveaux produits, assurant ainsi un carnet de commandes
bien rempli (et une meilleure utilisation des capacités de production) au
quatrième trimestre. Résultat, le chiffre d’affaires devrait finalement
avoisiner celui de 2004. En outre, Picanol construit en Chine une nouvelle
usine, qui centralise toutes les activités locales, et cherche également à faire
des économies à Ypres. Enfin, le groupe concocte un nouveau plan stratégique
pour 2006-2008. Pour 2005, nous misons sur une perte de 1,00 EUR par action, et
pour 2006, sur un bénéfice de 0,93 EUR.
Cours au
moment de l'analyse : 13,50 EUR
L’entreprise Yproise Picanol
possède des usines en Belgique, en Allemagne et en Chine et est un des
plus importants fabricants de machines à tisser au monde; elle investit beaucoup
en Recherche et Développement et est spécialisée dans les équipements de haute
technologie.


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