InBev (09 janv 2006)
La stratégie
fera-t-elle ses preuves ?
Le sang neuf et brésilien à la tête du groupe pourrait aider à
améliorer la rentabilité. Mais la Bourse est trop optimiste, selon nous.
L’action est trop chère. VENDEZ.
La stratégie de croissance se décline en
deux objectifs. Primo, l’Europe occidentale, qui compte pour 1/3 du chiffre
d’affaires. Le marché y est mature et la population, vieillissante, délaisse de
plus en plus la bière au profit d’autres boissons (comme le vin). Il faut donc y
prendre des mesures pour soutenir les bénéfices. C’est dans ce but qu’a été
nommé le nouveau directeur général, Carlos Brito, issu de Ambev. Très préoccupé
par la réduction des coûts, il devrait accélérer les restructurations entamées
en Belgique, France et Angleterre et imposer des budgets serrés; il envisage
aussi des méthodes de gestion innovantes, comme p. ex. la vente directe aux
cafés. Mais sa tâche risque d’être plus ardue en Europe qu’au Brésil, qui
bénéficie d’une population plus jeune et friande de bière. Secundo, les pays
émergents. Le groupe investit toujours fortement, notamment en Russie et en
Chine. Mais Inbev n’est pas le seul grand brasseur à poursuivre une telle
double stratégie : la concurrence est rude (notamment de la part de SAB
Miller et de Anheuser-Busch). Il reste donc à voir dans quelle mesure ces
initiatives permettront effectivement d’améliorer la rentabilité.
Cours au moment
de l'analyse : 36,86 EUR
InBev est né du regroupement du
brésilien Ambev et du belge Interbrew en 2004, Inbev est le premier brasseur
mondial en volume. Il détient une part d’environ 14 % du marché mondial.
Parmi ses marques phare : Stella Artois, Jupiler, Beck’s,
Brahma…


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