L'Oréal (27 févr 2006)
Nouveau
PDG : ambition et rigueur ?
Le spécialiste français des produits de beauté bat des records
en matière de croissance des profits et installe un nouveau PDG, qui se montre
(trop ?) ambitieux. L’action est chère. VENDEZ.
Pour la 21éme année consécutive, le
bénéfice par action connaît une croissance à deux chiffres : sur base
comparable, il gagne 13,5 % en 2005, alors que le chiffre d’affaires ne
gagne que 4,8 %. Une belle hausse de rentabilité, due aux marques
mondiales. Grâce à elles, L’Oréal peut bien profiter de sa croissance
internationale (aux USA, dans les pays émergents), sans pour autant faire
exploser les coûts et tout en maintenant à niveau son budget de Recherches et
développement (à 3,4 % du chiffre d’affaires). Des recherches qui donnent
vie à de fréquentes innovations, lesquelles dynamisent les ventes. L’artisan de
ce modèle, le PDG Lindsay Owen-Jones cède aujourd’hui sa place à J.-P. Agon.
Chez l’Oréal depuis près de 30 ans, Agon en connaît tous les rouages et a posé
d’importants jalons dans des zones comme l’Asie et les USA. Face à la maturité
du marché en Europe Occidentale, il dit vouloir procéder à des acquisitions et
espère revenir vers une croissance de l’activité du groupe aux alentours de 6 à
8 % l’an (sur des bases comparables). Reste à savoir s’il ne dépensera trop
pour y parvenir.
Nous prévoyons
un bénéfice par action de 3,00 EUR en 2006 et de 3,35 EUR en
2007.
Cours au moment de l'analyse : 75,00 EUR
L’Oreal est le
leader mondial des cosmétiques (grand public et professionnels); il réalise
±50 % de son chiffre d’affaires en Europe et se développe en Amérique du
Nord et dans les pays émergents.


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