La perte 2005 est de 0,15 EUR par action et le chiffre
d’affaires gagne 6,4 % (base comparable). Si les marges de l’activité
Healthcare (43 % du chiffre d’affaires), pénalisées par le prix des
matières premières et la concentration des clients américains, ont été soulagées
fin 2005, les activités graphiques (52 %) ont encore souffert du
prix de l’argent et de l’alu. Et en 2006, celles-ci ne devraient connaître
qu’une faible hausse des ventes. Néanmoins, comme ses concurrents, Agfa relèvera
ses prix de vente (+10 %), ce qui favorisera la rentabilité de la division.
Les activités IT (division Healthcare) seront à nouveau le moteur
d’Agfa. Elles généreront ±14 % des revenus (10 % en 2005) et
compenseront l’érosion des produits traditionnels. Ainsi, même s’il n’a pas
achevé sa restructuration (passage de l’analogique au numérique), Agfa renouera
à coup sûr avec les profits en 2006 (rien que le recul d’éléments non récurrents
comme le coût de la faillite d’Agfa-Photo, lui permettra déjà d’y parvenir).
Prudents, nous misons sur un bénéfice de 0,6 EUR par action. Néanmoins,
l’espoir d’une vente division par division (côté spéculatif), disparaît :
KBC vend sa participation de 27 % à des institutionnels, ce qui démontre
qu’il n’y a guère de candidats acheteurs.