Le groupe récolte le fruit de ses
investissements, il a encore pu répercuter la hausse du prix des matières
premières sur ses prix de vente et publie un résultat 2005 meilleur que
prévu : la marge
opérationnelle est de 8,8 % (un niveau élevé pour l’industrie)
et le bénéfice par action est de 6,27 EUR, hors éléments non récurrents
(plus-value sur la vente de Clôture Europe, qui fournit un dividende
exceptionnel de 0,75 EUR, soit 2,25 EUR net au total). Comment
parvient-il à de telles prouesses ? Dans ses produits tréfilés
(86 % du chiffre d'affaires), où les ventes 2005 ont gagné 9 %, il
se consacre de plus en plus aux produits à haute valeur ajoutée, aux dépens des
moins perfectionnés. Il investit en outre beaucoup sur les marchés de croissance
(Asie, Amérique latine, Europe de l’Est, Russie), compensant ainsi la
stagnation, voire la baisse, de l’Europe de l’Ouest et des USA. En Chine, ses
ventes de steel cord (renforcement des pneus) ont bondi de 39 % et
il prévoit d'augmenter ses capacités de production de 50 % d’ici 2007. Par
ailleurs, 2006 semble bien débuter, malgré la baisse de la demande en Europe.
Mais Bekaert n’est pas à l’abri de la concurrence. Et à ce niveau, selon nous,
les marges ne progresseront plus. Prudents, nous misons sur un bénéfice par
action de 6,45 EUR en 2006 et de 6,90 EUR en 2007.