Les prix du pétrole, qui virevoltent toujours à des niveaux
élevés, sont l’augure d’une nouvelle bonne année. Action bon
marché.
ACHETEZ.
Au premier trimestre, BP a extrait moins d’hydrocarbures
que sur la même période en 2005, mais c’est suite à des éléments temporaires
(retombées des ouragans aux USA, arrêts de travail dus aux grands froids en
Russie). Malgré cela, et grâce au prix élevé du brut, il a engrangé pas mal de
liquidités. L'excédent (après investissements) sera dès lors à nouveau distribué
aux actionnaires. BP a déjà procédé au premier trimestre à des rachats d’actions pour
4 milliards de dollars (soit 1,7 % du capital et plus que ce que nous
prévoyions) et devrait atteindre 16 milliards sur l’ensemble de l'année. Nous
relevons dès lors légèrement nos prévisions de bénéfice par action 2006 à
61 pence (contre 60 auparavant). Pour 2007, nous misons sur 58 pence
(contre 55,8).
Pour la suite, en amont (exploration/production), BP investit moins que
ses concurrents.
Mais il peut se le permettre car sa situation est plus confortable au
niveau de ses réserves. Et il rassure ainsi l’actionnaire, vu les
faibles espoirs de rentabilité qu’offrent actuellement la plupart des
opportunités d'investissements. En aval, les marges de raffinage et distribution ont certes reculé au premier trimestre mais
l’amélioration de la structure de coûts devrait permettre d’éviter un recul
du résultat.