InBev (22 mai 2006)
Trimestre étincelant grâce à l’Amérique latine. Mais un tel
rythme de croissance ne pourra être soutenu longtemps. L’action est
chère. VENDEZ.
Au premier trimestre, le chiffre d’affaires a connu
une croissance interne+ de 8 % et le bénéfice par action a
quasi triplé (0,27 EUR). Principal moteur : l’Amérique latine, avec
des volumes vendus en hausse de 9 % et la meilleure rentabilité du groupe.
Mais l’été (c’est l’hémisphère Sud !) y a été particulièrement chaud cette
année. De plus, InBev a bénéficié d’effets de change favorables. Dès lors, même
si ce résultat trimestriel porte la rentabilité du groupe à un niveau proche de
celui qu’il s’est fixé comme objectif pour le moyen terme, force est de
reconnaître que cela ne sera pas nécessairement encore le cas à l’avenir. Et en
Europe de l’Ouest, la situation des ventes reste difficile. Même si le groupe
contrôle déjà strictement ses coûts, de nouvelles économies seront nécessaires
pour soutenir les bénéfices. Quant à l’Asie, le premier trimestre y a certes été
un peu décevant, mais la région, tout comme d’ailleurs la Russie et l’Amérique
latine, reste une cible pour de futurs investissements. Encore faudra-t-il
éviter de surpayer les acquisitions, ce qui n’est pas gagné d'avance, au vu des
cours actuels des actions du secteur.
Nous
maintenons nos prévisions de bénéfice par action à 1,70 EUR pour 2006 et à
2,10 EUR pour 2007.
Cours au moment de l'analyse : 37,42 EUR
Le groupe InBev est
issu du rapprochement (en 2004) du belge Interbrew et du brésilien Ambev; premier
brasseur mondial en volumes produits, il détient une part de 14 % du
marché mondial. Parmi ses marques phare : Stella Artois, Jupiler, Beck’s, Brahma,
Leffe….


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