Source récurrente de croissance des profits, le pôle
financement public a de nouveau soutenu les résultats et va être renforcé,
surtout à l'étranger. Les perspectives restent bonnes et Dexia intéresse
toujours d'autres groupes.
ACHETEZ.
Le bénéfice au premier trimestre a bondi de 65,1 %
pour s’établir à 0,71 EUR par action, une progression liée, notamment, à
une plus-value sur l'apport d'actifs dans la nouvelle joint venture de services
aux investisseurs avec Royal Bank of Canada. Abstraction faite de cette
plus-value, la hausse est de 15,5 % et donc conforme à nos attentes. Les
revenus (+ 7,3 %) augmentent plus que les coûts (+ 6,1 %) et
les dotations aux provisions sont
nulles. De plus, hors plus-value, Dexia atteint progressivement son objectif de
rentabilité des fonds propres
fixé à 20 % pour 2006 (19,7 % ce trimestre) et mieux encore, son ratio
coûts/revenus (52,6 %) reste l’un des plus faibles du secteur. Au niveau
opérationnel, le financement public reste le grand moteur de croissance du
groupe avec 52 % des profits totaux et Dexia compte encore le renforcer,
surtout à l'international. Dans la ligne de mire, les pays de l'Est à moyen
terme et l'Asie à plus long terme, sans exclure certaines acquisitions. Enfin,
Dexia fait toujours l'objet de rumeurs de rachat (ING récemment), ce qui
soutient son cours. Nous misons sur un bénéfice par action de 2,06 EUR
(hors plus-value) en 2006 et 2,23 EUR en 2007.